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Actualités - Commentaires - Réflexion

dimanche, novembre 27, 2005

Au pays des TICE

Mon commentaire d’aujourd’hui va se pencher sur le blog des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement. Il s’agit de ticeblog, que l’on doit à Anne-Laure Saint-Léger. Une vue d’ensemble des progressions dans ce domaine est proposée. Grâce à une interface claire et à une présentation rigoureuse, le visiteur peut organiser sa navigation selon les différents commentaires relatant des faits officiels ou d’actualité. Dans cette dernière rubrique, je tiens à souligner la mention du site incontournable educnet, qui fait état d’un dossier sur les blogs traitant de sensibilisation nécessaire auprès des jeunes concernant l'utilisation d'Internet
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(source image : ticeblog.canalblog.com)

Le Sommet Mondial de l'Information

Le Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) s’est articulé autour de deux phases bien distinctes. La première s’est tenue à Genève (Suisse) en 2003. C’est à Tunis (Tunisie) qu’à eu lieu la seconde phase, du 16 au 18 novembre 2005. Ce Sommet a réuni des dizaines de chefs d’Etats sur le thème des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Comment rendre possible l’accès, en toute équité, à ces techniques, aux nouveaux moyens de communication ? Comment réduire la fracture entre les pays dits « du Nord » et ceux du « Sud » ? Telles étaient les problématiques soulevées. On peut quand même se poser la question du choix de la Tunisie comme pays d’accueil du sommet si l’on considère qu’elle ne constitue pas un modèle en matière de liberté de communication. A ce propos de nombreux journalistes ont d’ailleurs dénoncé une attitude répressive de la part du service de l’ordre tunisien.

Le bilan de la rencontre à Tunis semble mitigé, malgré des intentions fort louables. Si l’on excepte les promesses d’aides financière (ce qui est déjà très positif), la proposition d’un « ordinateur portable à 100 dollars », proposition phare du Sommet reste assez utopique quand on pense que les pays du Sud concernés ne possèdent pas, dans la plupart des cas, de dispositifs électriques nécessaires. Les réseaux de télécommunications posent le même problème et rendent, du coup, difficilement imaginable l’accès à l’information, au réseau Internet.

Il est intéressant de constater que le Sommet Mondial sur la Société de l’Information a été couvert en partie par des journalistes tenant un blog. On peut retrouver ces blogs au sein de la « newsroom » du sommet. Il est à noter que ces blogs sont, pour la plupart rédigés en anglais.

jeudi, novembre 24, 2005

Toujours les jeunes...



Il y a presque un mois, la banlieue parisienne (Clichy-sous-Bois) s’était retrouvée plongée dans le drame de la mort par électrocution de deux adolescents qui s'étaient réfugiées dans un transformateur EDF, apparemment après avoir été poursuivis par la police. Le soir même, des dizaines de jeunes vont s’en prendre aux véhicules des pompiers du centre de secours de Clichy. Cet accident ainsi que les déclarations explosives du Ministre de l’Intérieur, M. Nicolas SARKOZY, vont provoquer une suite de réactions de protestions accompagnées de violences de la part des jeunes de la banlieue de Paris d’abord, puis de nombreuses villes de France ensuite.
Les blogs ont été une nouvelle fois mis à l’index. En effet, les protestaires – des jeunes - ont saisi l’opportunité de toucher très rapidement, un large public, en choisissant de diffuser des incitations à la violence. On compte deux affaires, dans lesquelles trois jeunes sont impliqués. Ils ont été interpellés puis remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Il y a, là encore, un exemple flagrant de la mauvaise utilisation des blogs. L’ « incitation, sur Internet, à des violences à l’encontre des forces de l’ordre » constitue un délit, passible d’une peine d’emprisonnement assortie d’une forte amende. Ces jeunes ont-ils mesuré les conséquences de leurs actes? Sont-ils seulement informés de la législation ? Je ne crois pas. Les blogs ont tout bonnement remplacé les cages d’escaliers et semblent surtout plus efficaces. C’était une « révolte spontanée façon technologie » ; dans ce cas, des blogs de revendications, d’incitations au retour au calme et à la l’action pacifique façon Gandhi auraient traduit une utilisation plus fine de la technologie.

jeudi, novembre 10, 2005

La justice brésilienne n'est pas en reste

Les sites français d'informations jurdiques en matière de blogging ont leurs équivalents brésiliens: FolhaOnline (http://www1.folha.uol.com.br/folha/informatica/ult124u18409) en fait partie. Dans un article spécialement rédigé par un avocat, il met les internautes en garde contre une mauvaise utilisation des blogs. Au Brésil, l’honneur, le respect de l’image et de la vie privée sont des valeurs garanties par la législation. Comme en France, la justice peut exiger la suppression totale ou partielle d’un blog, si celui-ci comporte des commentaires ou articles calomnieux ou diffamatoires.
Il est à noter que des blogs des internautes brésiliens, même créés sur des sites hébergeurs des étrangers restent soumis aux lois brésiliennes. J'ai pu constater que le Brésil devait également faire face à quelques débordements en matière de blogs d'adolescents. Dans les cas litigieux, les parents du jeune concerné doivent rendre des comptes à la justice.

mardi, novembre 08, 2005

Chez nos voisins...

Je me suis rendue sur le site du journal suisse "Le Temps" (http://www.letemps.ch/dossiers/dossiersarticle.asp?ID=153596), qui présente un dossier sur les blogs, datant du 14 avril 2005. Visiblement, la situation en Suisse est similaire à celle de la France, c'est-à-dire que l'on y retrouve les mêmes dérives de blogs d'adolescents. Ce site analyse les pratiques en cours et revient sur les mesures adoptées. Face aux controverses suscitées dans des affaires d'atteinte à l'image, par exemple, on constate qu'aucun adolescent n'est poursuivi. C'est également le cas en France. Ainsi, les autorités ont adopté une démarche plus souple et privilégient le dialogue. Pourtant, si la prévention revêt une grande importance dans les deux pays, à Genève les membres de la communauté éducative semble avoir pris le problème à bras-le-corps. En effet, ile existe, à Genève un service spécialisé, le " Service Ecole-Médias", qui tente de transmettre aux jeunes certains comportements éthiques et moraux relatifs à la gestion de blogs. La France pourrait bien s'inspirer de ces initiatives...

lundi, novembre 07, 2005

Les nouveaux défouloirs pour ados

La fonction "journal intime" constitue l'une des caractéristiques principales du blog. On peut y livrer ses états d'âme, ses réflexions profondes, prendre position, etc... . On comprend donc mieux l'intérêt des jeunes à cet égard. Paradoxalement, c'est aussi un espace publique. Alors lorsque des lycéens ou des collégiens s'en servent pour poursuivre leurs querelles adolescentes émaillées de rivalités et autres jalousies, l'affaire est conclue par une exclusion définitive (c'est ce qui est arrivé, par exemple, à un élève du collège de Chamalières, Puy-de-Dôme). Ces mêmes élèves ne risquent pas beaucoup plus gros si la cible s'avère être un professeur comme dans l'affaire du collège de Garges-lès-Gonnesses (Val d'Oise), où trois élèves sont exclus pour avoir diffusé des propos calomnieux à l'encontre de leur enseignante. Je pense que nous sommes face à une certaine forme de violence qui aurait pour effet pernicieux de maintenir la victime dans l'ingnorance.
Un grand nombre de personnes, notamment des jeunes, ont du mal à prendre conscience qu'il exixte des règles (implicites ou non ) ainsi que des limites à ne pa franchir quand ils doivent gérer un blog. L'anonymat qui y règne leur procure un sentiment d'inpunité, de totale liberté. Pourtant, la réalité est bien autre: oui, la loi existe et est claire sur le sujet. En effet, la loi sur la presse du 29 juillet 1881 (art 32 et 33) s'applique en cas de "diffusion de propos diffamatoires ou injurieux" à l'égard d'une personne physique ou morale, et prévoit un amende de 12 000 euros aux contrevenants. De quoi dissuader les plus hardis peut-être?...

lundi, octobre 24, 2005

Le "blogging" en tant que "phénomène de masse"



Au fil des ans, les blogs ont pris une ampleur considérable, amenant les observateurs à considérer qu'il s'agit d'un phénomène de masse - et non d'une simple mode passagère.

Selon les estimations, on compterait aujourd'hui plusieurs millions - ou dizaines de millions - de blogs dans le monde. Les principaux moteurs de recherche dédiés, qui parcourent le Web pour y découvrir des blogs, en recensent entre 8 et 10 millions (en mars 2005). Ce total est toutefois imprécis : on sait d'une part que certaines grosses communautés de blogs ne sont pas incluses dans cette indexation (pour des raisons techniques) et il est difficile d'autre part d'estimer dans ce total le nombre de blogs réellement actifs. Le blog est également utilisé au sein des entreprises comme outil de communication interne. Protégé par mot de passe ou accessible uniquement par l'Intranet de la société, ce type de blogs échappe aux statistiques.

On peut toutefois admettre qu'il existe de nombreux blogs, partout dans le monde. Se pourrait - il que ceux - ci anéantissent les forums et autres "pages perso" des communautés de type Geocities ou Multimania qui ont largement "démocratisé" le Web au début des années 1990 ? Contrairement aux pages perso, un blog est particulièrement simple et facile à créer et mettre à jour. Il peut l'être en quelques minutes, sans aucune connaissance technique.

De plus, le type et la variété des blogs existants confortent l'opinion selon laquelle ils constituent une nouvelle étape dans le développement d'Internet. De l'adolescent à l'élu politique, du journaliste à la ménagère au foyer, les blogueurs ne constituent pas tant une "espèce à part" que l'ensemble des internautes ayant décidé de s'exprimer dans un espace qui leur est propre.

Par ailleurs, certains blogs sont devenus extrêmement populaires, notamment aux Etats-Unis, et attirant chaque jour plusieurs centaines de milliers de visiteurs. A ce titre, ils constituent à n'en pas douter un nouveau média d'information, libre et incisif, et incitent les observateurs à étudier les conséquences de cette nouvelle forme d'expression publique.

(Source: Cyril Fiévet et Marc-Olivier Peyer, http://www.pointblog/.com).

Vers une définition approfondie

Certains blogs sont très proches de la notion de "journaux intimes", parfois illustrés de photos, et ne parlent que de la vie - parfois privée - de leurs auteurs. D'autres sont de simples successions quotidiennes de liens externes choisis, avec peu de commentaires. D'autres encore, au contraire, racontent au fil des jours de longues histoires, avec peu de liens externes. Beaucoup permettent de réagir au contenu publié, et même à chaque billet publié, créant une sorte de forum permanent et multi-thématique.

Beaucoup de blogs sont thématiques, notamment aux Etats-Unis, et consacrés à des sujet précis, parfois controversés, parfois très pointus. Souvent publiés à titre de "hobby" par des spécialistes (experts techniques, avocats, enseignants...), ils alternent données factuelles, actualités piochées sur le Web et prises de position et constituent parfois de véritables magazines unipersonnels. Dans cette incroyable diversité, on a parfois du mal aujourd'hui à définir où s'arrêtent les limites des blogs. On peut toutefois considérer qu'ils ont en commun :

* leur caractère "unipersonnel" ou "individuel" : bien que certains blogs soient publiés par plusieurs auteurs, ils sont rarement le fait d'une entreprise, mais d'individus intervenant à titre personnel

* l'utilisation d'outils dynamiques : par essence, un blog est fréquemment mis à jour et ses archives restent consultables, nécessitant un outil de publication dynamique pour automatiser la gestion du site. L'essor de ces outils, bien adaptés aux néophytes, explique d'ailleurs en partie le succès des blogs

* la liberté de ton : par principe, le blog est un site placé sous la responsabilité de son auteur qui, selon son humeur, peut totalement s'affranchir du "format", tant sur la forme (fréquence des mises à jour, longueur des textes, illustrations...) que sur le fond (actualités, revue de presse, prise de position...)

* l'interconnexion : les blogs contiennent le plus souvent de multiples liens externes vers d'autres sources d'information étayant les propos tenus. Mais ces liens sont aussi souvent dirigés vers d'autres blogs, à propos d'un sujet donné ou de façon fixe, créant une sorte de "maillage inter-blogs".

Au final, il faut comprendre qu'un blog est à la fois un outil (la plupart des outils de publication de blogs présentent des caractéristiques communes) et une forme d'expression (liberté de ton, diversité des sujets abordés, personnification du blog par son auteur...).

(source: Cyril Fiévet et Marc-Olivier Peyer, http://www.pointblog.com/).

mercredi, octobre 19, 2005

Presentation générale


Qu'est-ce qu'un blog?
Selon la définition donnée par « wikipédia », l'encyclopédie sur Internet, « un weblog (mot-valise anglais issu d'une contraction de web et log) est un site web sur lequel une ou plusieurs personnes s'expriment de façon libre, sur la base d'une certaine périodicité. Dans son usage francophone comme anglophone, weblog est fréquemment raccourci en blog et francisé en blogue.
Sous cette appellation, on trouve sur le net des journaux intimes anonymes, le carnet de bord de photographes ou encore des sites relatant quotidiennement des anecdotes. Les raisons de l'élan d'un weblog sont donc très variées, même quelques hommes politiques (et leurs détracteurs) se côtoient déjà sur ces espaces. Le mot weblog tient du concept et est assez vague pour autoriser une foule d'utilisations ; c'est pourquoi on ne peut pas parler de finalité unique de la blogosphère.
Cependant, des communautés de weblogs sont rassemblées autour d'une similitude (même outil de publication, même situation politique...) Des débats polémiques récurrents concernant l'utilité des weblogs sont fréquemment engagés, mais on peut affirmer que la majorité des weblogs s'utilise à des fins d'autoreprésentation, et la plupart sont formés autour des affects de leur(s) auteur(s), bien que d'autres se présentent sous une forme plus objective. »
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Blog)

L'apparition du blog est un phénomène relativement récent. « Les premiers weblogs sont apparus aux États-Unis à la fin des années 1990, comptant parmi ses adeptes des blogueurs comme Jason Kottke, Meg Hourihan et Matt Haughey. Leur weblog était présenté sous la forme d'un carnet de bord recensant les pages Web (au moyen d'une liste d'hyperliens) que l'auteur avait jugées intéressantes, accompagnées de commentaires. Les weblogs ont servi dès l'origine à présenter ce type de contenu. D'ailleurs, ce genre reste toujours populaire aujourd'hui dans la blogosphère. Les premiers weblogs francophones apparaissent en 1996 ; par exemple : La décharge, Le Couac, Mysterious Yanick D., L'organe, Le Scarabée et Ze-Woc.
Aujourd'hui, les carnets tendent à mettre à profit les fonctions multimedia du Web : photoblogue, baladodiffusion, videoblogue, mobiblogue, etc. »
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Blog).

Le blog constitue donc un formidable moyen d'expression. Pourtant, cet outil, par sa diversité même, laisse progressivement découvrir ses limites. La publication de discours ou d'images sur un site personnel engage profondément son auteur. En effet, il a la responsabilité de ses productions. Sa démarche s'inscrit dans la volonté de transmettre des données à un public, lui-même, en quête d'informations. Je pense qu'il s'agit d'un « contrat tacite » entre l'auteur et son public. On peut ensuite s'interroger sur l'utilité ainsi que sur la légitimité du contenu des messages diffusés, voire du blog lui-même. C'est ainsi que lorsque ce contrat n'est pas rempli, il peut y avoir conflit, comme dans le cas de la diffusion, aux Etats-Unis, de sujet controversés. L'auteur doit-il mettre en place un ensemble de « filtres » ? Quand doit intervenir la censure ? Peut-on tout publier sur les blogs ?